Amandine Lécuyer, Performance Fabrique d’images à vue
Vendredi 16 janvier à 18h
Hors[ ]Cadre – 49 rue Joubert – Auxerre
A l’occasion du vernissage de l’exposition, Amandine Lécuyer activera de curieux dispositifs de fabrication d’images : des rouleaux à pâtisserie feront avancer une route, un abat-jour tournera en rond sur un plateau de fromage… Les images fabriquées à partir d’objets assemblés et détournés, et avec des techniques d’illusions visuelles (jeu d’échelle, de perspective, de lumière…) seront filmées et projetées simultanément sur un écran, à vue du public.
Amandine Lécuyer, Au-delà du 4ème mur
Exposition du 17 janvier au 14 février 2026
du mercredi au samedi de 14h à 18h Hors[ ]Cadre – 49 rue Joubert- Auxerre entrée libre
Née à Auxerre en 1997, diplômée de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne et de la HEAD de Genève en 2020, Amandine Lécuyer se définit comme une artisane d’images.
De son imaginaire naissent des installations participatives et des films-spectacles mêlant les techniques du Cinéma, du Théâtre d’objets et de la marionnette. Fascinée par les effets spéciaux des Premiers temps du Cinéma, Amandine à la manière de Georges Méliès, revient à un temps artisanal dans la création d’images. En contraste avec notre époque où le numérique et la vitesse conditionnent notre rapport aux images, où les stimuli visuels sont continus, son travail revalorise les mécanismes lents, et donne au public le pouvoir de comprendre ce qu’il voit, en l’incluant dans le processus de création.
Une projection d’une vidéo d’Amandine Lécuyer sur une fenêtre de Hors[ ]Cadre, sera visible tous les soirs de 18h à 23h depuis la rue, reprenant le principe du cycle Les Lumières dans la nuit qui a lieu tous les ans en janvier et février depuis 2021.
Juliette Jouannais, Relief, gouache sur papier découpé, 93 x130 x10 cm, 2022
Hors[ ]Cadre, 49 rue Joubert
89000 Auxerre
Du mercredi au samedi de 14h à 18h
&
Le Théâtre, 54 rue Joubert
89000 Auxerre
Du mardi au samedi de 14h à 18h
Le papier est le matériau de prédilection de Juliette Jouannais dont elle déjoue la planéité pour créer des volumes, des reliefs et des formes en suspension. La légèreté, l’articulation des vides et des pleins et l’attention portée à l’envers des surfaces, sont les moteurs de son travail, ainsi que les recherches sur les gammes colorées.
sur réservation : 06 88 97 42 26/contac@asso-horscadre.fr
Dans le cadre de son exposition, Juliette Jouannais vous invite à des expérimentations autour du papier en travaillant le passage du plan au volume au moyen de différentes techniques : dessin, peinture, découpage, pliage, assemblage…
pour le public adulte, samedi 11 octobre de 10h à 15h30, 10 € par personne
pour les familles à partir de 7 ans, dimanche 12 octobre de 14h à 17h, 10 € par famille
MAINTENIR LA TENSION POUR GARDER L’ÉQUILIBRE Judith Avenel, Claude Cattelain, Céline Cléron, Julia Gault, Pierre-Yves Magerand
EXPOSITION du 17 mai au 19 juillet 2025
Hors[ ]Cadre 49 rue Joubert- 89000 Auxerre Du mercredi au samedi de 14h à 18h Entrée libre
VERNISSAGE samedi 17 mai à 18h30
Pierre-Yves Magerand, Gestes élémentaires (Maintenir la tension pour garder l’équilibre), papier opalux, épingles, 1993
Une pyramide de verres brisés, des jerricans en terre déformés par la pression de l’eau, une feuille de papier maintenue en suspension…Des œuvres pour évoquer la fragilité, l’instabilité, l’éphémère…
49 rue Joubert 89000 Auxerre du mercredi au samedi de 14 h à 18 h entrée libre
Exposition du du 5 novembre au 18 décembre 2024
54 rue Joubert 89000 Auxerre du mardi au samedi de 14 h à 18 h entrée libre
Pour ce 3ème volet du dispositif Pôle position initié par le réseau Seize mille en faveur de la jeune création de Bourgogne Franche-Comté, le choix s’est porté sur 5 artistes issu.es des écoles d’art de Dijon et Besançon: Marie Follea, Éléa Fouchard, Anselme Sennelier, Louis Simonnet et Paul Tiberghien.
Leurs pratiques sont diverses tant au niveau des techniques utilisées (dessin, gravure, sculpture, céramique, peinture, photographie) que des thèmes abordés. Dès lors comment faire dialoguer leurs oeuvres dans les deux lieux où se déploie l’exposition, à Hors[ ]cadre et au Théâtre?
Dans les espaces du Théâtre sont mis en regard les oeuvres de Louis Simonnet et de Paul Tiberghien. Le premier évoque l’univers des vacances, tandis que le second s’intéresse au monde du travail. Rêve d’été, Parasols, Horizon de Louis Simonnet côtoient les Affiches de prévention du travail de Paul Tiberghien et leurs slogans humoristiques comme autant d’appels à la paresse.
A Hors[ ]Cadre sont réunis les dessins et céramiques de Marie Follea, les gravures et monotypes d’Éléa Fouchard et les sculptures d’Anselme Sennelier. L’utilisation de matières naturelles, telles que le bois, l’argile, et les notions de transformation et de métamorphose sont les liens pouvant être tissés entre les oeuvres.
Ainsi deux espaces et deux atmosphères se répondent dans cette exposition permettant de découvrir la richesse et la vitalité de la jeune création contemporaine.
Nathalie Amiot Directrice artistique de Hors[ ]Cadre, commissaire de l’exposition
Juliette Agnel, La Main de l’enfant, Arcy-sur-Cure, 2023, collection particulière
Exposition du 5 septembre au 19 octobre 2024
VERNISSAGE le 13 septembre à 18h
Hors[ ]Cadre et le Théâtre d’Auxerre s’associent pour présenter des oeuvres de Juliette Agnel, lauréate en 2023 du Prix Niépce Gens d’images.
Tandis qu’à Hors[ ]Cadre sont exposées des photographies de la série La Main de l’enfant créée dans la Grotte d’Arcy-sur-Cure, le Théâtre accueille des oeuvres plus anciennes réalisées au Mali, en Guinée, au Maroc, en Corée (Les Enfants de Bamako, Coréennes, Laps, Nocturnes..)
Hors[ ]Cadre 49 rue Joubert 89000 Auxerre Du mercredi au samedi de 14 h à 18 h Entrée libre
&
Le Théâtre d’Auxerre Scène conventionnée d’intérêt national 54 rue Joubert 89000 Auxerre Du mardi au samedi de 14 h à 18 h Entrée libre
PROJECTION du film de Juliette Agnel Une émergence, déambulation, Arcy-Sur-Cure, 2024 le 12 octobre à 18h au Studio du Théâtre en présence de l’artiste
Dominique Lacoudre est né en 1966 à Périgueux. Il est diplômé de l’école des Beaux-arts de Nantes. Il vit et travaille à Nantes.
Le dessin est le medium de prédilection de Dominique Lacoudre, qu’il développe sous forme d’installations, en envahissant les murs des lieux d’expositions de ses différentes séries dans lesquelles il intègre parfois des vidéos, photographies, céramiques, confettis, figurines d’animaux… Chaque série répond à un protocole, un nouvel élément en entraînant un autre, sur le modèle de la comptine « Marabout bout de ficelle ». Les T’as pas tout dit, commencée en 1995, constitue une sorte de journal intime des états d’âmes de l’artiste, tandis que les Monstruosités de mes monstruosités sont mes monstruosités présente un personnage en proie à des monstres (protecteurs, joueurs, conviviaux…) émanant de son corps. Dans la série Régulièrement je me cache-cache, l’artiste intervient sur des autoportraits photographiques en camouflant grâce au dessin son visage et les parties visibles de son corps. Chaque nouvelle exposition, est l’occasion de réaliser des autoportraits dans les sites emblématiques des villes où il est invité, comme à Auxerre avec une série d’affiches qui sera diffusée dans les panneaux de la communauté de communes de l’Auxerrois au mois de juin 2024. Oscillant entre légèreté et gravité, solitude et multitude, l’œuvre de Dominique Lacoudre questionne la place de l’individu dans la société. Qu’en est-il de notre libre arbitre, du rôle de chacun et chacune face aux normes et diktats de la communauté ? Pour y répondre, l’artiste nous invite à retrouver notre part de rêve, d’enfance et d’espoir.
On est gourmand comme on est artiste, comme on est instruit, comme on est poète. Le goût, mon cher, c’est un organe délicat, perfectible et respectable comme l’œil et l’oreille. (Guy de Maupassant, Le Rosier de Madame Husson, 1887)
Autour de la table dressée de blanc se pressent mains et bustes. On échange, on s’affaire, on partage. Des plats débordent ou se vident au milieu des bouquets et des verres. Bien sûr ce n’est pas la Cène, ni les Noces de Cana, bien que les « repas blancs » de Martin Bruneau partagent avec eux l’expression d’une certaine convivialité, à la fois extraordinaire et banale. L’on songe davantage au Déjeuner sur l’herbe de Claude Monet (1865-1866) avec sa nappe blanche chavirée sur l’herbe ; au Repas de Paul Gauguin (1891) dans sa rigide composition ; à Cézanne et Morandi, auxquels Martin Bruneau emprunte la monumentalité des formes et la subtile délicatesse des tons ; aux aplats précipités de motifs chers à Matisse ; ou plus près de nous à la sobriété des Cocktails d’Alex Katz.
Mais ici, étonnamment, le cadrage ne retient rien de personne : à peine un avant-bras, un bout de chemisier, la naissance d’une nuque. Il exclut et maintient à l’écart. Ou plutôt il se resserre, non pas sur les convives mais sur ce qui les réunit. C’est qu’au-delà du sujet, la peinture de Martin Bruneau convoque un œil analytique et gourmand de peinture. Un regard mobile qui, du fond vers la forme, glisse et s’échappe de l’anecdote, comme guidé par une touche à vif et un sens aigu de la composition.
A travers toute la série, la dominance du blanc et le dépouillement minimisent en effet le contexte, tandis qu’un basculement de la perspective vient perturber l’agencement des plans. Dans certains grands formats la table semble se renverser à la verticale et dégager un large fond, contre lequel les objets s’apparentent à des signes abstraits, assemblés en une composition libre : un couteau comme un trait, le cerne d’un bord d’assiette, la grille d’un motif sur une cruche, un morceau de nourriture comme une éclaboussure, ailleurs un verre, comme un empâtement lumineux. Tout se vaut, tout est traité de la même manière dans une sorte de démocratisation de la surface. Loin d’être occulté, le médium se révèle sans fard, avec son épaisseur ou sa planéité. Dans sa tension, aussi, avec la présence d’objets identifiables, dont le modelé cherche tant bien que mal à rejouer l’illusion de la réalité. Entre réflexe de reconnaissance et expérience optique pure, Martin Bruneau assume une posture moderniste et réflexive, tout à la fois narrative et formelle, usant des procédés de la peinture pour critiquer la peinture elle-même, de l’intérieur (1). Disons, une peinture cousue de fil blanc, figurative certes, mais dont le caractère mensonger saute aux yeux et qui ne nous laisse aucun doute quant au fait que les couleurs proviennent bien d’un tube.
Alors, aux visiteurs trop hâtifs qui se satisferaient de l’image entendue d’un repas entre amis : attardez-vous ! Il faut que du temps passe pour que la réalité échoue. Que le ballet des mains se lie à celui des plats. Que tout s’amalgame et se réorganise : arabesques aux marges et diagonales au centre, méticuleux accords, bouquets de couleurs vives. Regardez comme on écoute. Et goûtez du bout des yeux le festin de la peinture.
Thibault Bissirier, juillet 2021
(1) Il faut ici entendre le terme de « critique » dans son acception la plus neutre, au sens d’examen, de commentaire, d’analyse. Sur ce point, voir notamment la réflexion de Clement Greenberg sur la place de l’auto-critique dans la peinture modernisme : « Modernist painting », 1960, Voice of America.